Un outil au service des entreprises, des facilitateurs et des structures de l'insertion par l'activité économique d'Île-de-France

Conférence régionale ESS, côté État

L’intervention du préfet de région, venu en personne ouvrir la conférence ESS du 11 février, a réjoui l’assistance. Michel Cadot a en effet annoncé que l’IAE devrait être dotée en 2019 d’une enveloppe largement supérieure à celle de 2018, passant de 79 à plus de 95 millions. « L’ESS doit permettre de ne pas laisser en arrière les poches d’exclusion en Île-de-France », a-t-il justifié. Les arbitrages budgétaires sont en cours.

Le représentant de l’État a reconnu que les 400 SIAE d’Île-de-France étaient sous dotées financièrement. En effet, alors que les 27 500 salariés en insertion franciliens pèsent 20 % des effectifs de la France entière, leur financement par l’État ne représente que 9 % du budget national. La traduction en centaines de nouveaux postes devrait permettre d’accueillir plus de femmes, de demandeurs d’emploi de longue durée, de personnes handicapées, d’habitants des quartiers prioritaires, mais aussi de réfugiés.

Pour dynamiser les parcours d’insertion à l’échelle des territoires, l’État va mobiliser les moyens du plan pauvreté et, surtout, du plan d’investissement compétences (PIC). La FREC (feuille de route pour l’économie circulaire) figure aussi parmi les leviers.

Quant aux achats responsables, qui constituent un fort potentiel dans la région capitale, en raison, notamment, de la concentration de très grands groupes, ils figurent en n°1 des priorités du préfet. À ce sujet, « l’engagement de Maximilien doit être renforcé », a déclaré Michel Cadot.

Un nouvel agrément Esus

Attelé à la loi Pacte, l’agrément Esus va être réformé, comme l’a expliqué Corinne Cherubini, la directrice de la Direccte. En ouvrant l’agrément à de nouveaux secteurs d’activité, l’État souhaite développer l’attractivité de ce dispositif. 500 à 1000 entreprises sont visées.

Pour terminer son intervention, Corinne Cherubini évoquait la réforme de l’IAE, autour du conseil de l’insertion dans l’emploi, se substituant au conseil national de l’insertion par l’activité économique, « permettant à l’IAE d’être innovateur ».

Chiche ! penseront les responsables des structures, impatients d’en faire la démonstration dès cette année.