Un outil au service des entreprises, des facilitateurs et des structures de l'insertion par l'activité économique d'Île-de-France

Conférence régionale ESS, côté région

Devant quelque 200 participants, la présidente et le préfet de la région Île-de-France ont ouvert, le 11 février dernier, la 2e conférence régionale de l’ESS, avec le président de la Cress, Éric Forti. Pour « voir plus grand, plus cohérent, plus systémique », Valérie Pécresse souhaite développer des aides régionales qui permettent aux petites structures de consolider leur modèle économique. « Elles sont en danger parce que leur modèle est trop fragile » déplore l’élue. Cet accompagnement à la croissance et au changement d’échelle des entreprises de l’ESS en général, et des SIAE en particulier, constitue le premier axe de la politique francilienne en la matière.

Guidé par l’objectif de faire entrer les SIAE dans le droit commun, le conseil régional a adapté sa gamme « Up » des aides aux entreprises : les règlements de l’intervention financière ont été ajustés aux caractéristiques des entreprises d’insertion. Et le Grafie participe maintenant aux jurys de candidature. Sylvie Mariaud, déléguée spéciale à l’ESS du conseil régional, affiche une volonté d’augmentation de 40 % des financements aux entreprises de l’ESS par ce canal.

Pour PM’Up, 21 lauréats ESS ont été bénéficiaires, avec un montant moyen d’aide de près de 150 000 euros. Quant à TP’Up, l’enveloppe moyenne s’élève à près de 39 000 euros.

Ce 11 février, il fut aussi question des achats responsables, à propos desquels la présidente annonce « quinze premiers marchés d’expérimentation ». Reste à préciser ce qu’ils recouvriront. Rappelons qu’aujourd’hui, le montant des achats responsables reste modeste.

Enfin, la région a lancé deux dispositifs pour décloisonner les modèles économiques et stimuler l’hybridation.

De l’accélérateur ESS au social business

Petit frère du national « French Impact », l’accélérateur régional, doté de 500 000 €, en a les mêmes ambitions : faire émerger des champions, des locomotives, des pionniers, des premiers de cordée… Pour ce faire, un accompagnement de haut niveau est proposé par les membres du consortium, que sont HEC, Inco et Accenture. Stratégie, communication, RH, marketing, financement… ces conseils sont prodigués aux futurs champions durant deux ans. Parmi les dix premiers, figurent plusieurs dynamiques SIAE : la Table de Cana, Baluchon ou encore Lemon tri. 

Le « social business » club a lui été lancé en octobre 2018. Porté par REC innovation, il bénéficie également de l’expertise de l’Adive, de Socialcobizz, de KPMG et d’Ashoka. Le club vise à favoriser de nouvelles coopérations entre les SIAE, les entrepreneurs sociaux, les grands groupes et les entreprises moyennes.