Entreprenons-ensemble / L'actu / Mars 2019

Si vous ne visualisez pas la page, cliquez ici

Un outil au services des entreprises, des facilitateurs et des structures de l’insertion par l’activité économique d'Île-de-France

Entreprenons-ensemble / L'actu / Mars 2019

 

EDITO - Satisfaction et attente

Nous avons écouté avec satisfaction Valérie Pécresse et Michel Cadot confirmer leur soutien à l’ESS, lors de la conférence régionale du 11 février dernier. L’engagement conséquent de l’État, qui espérons-le se concrétisera très vite, va nous permettre de développer nos SIAE et d’en créer de nouvelles.

Cette croissance, nous souhaitons qu’elle touche toutes les composantes de l’IAE, qu’elle favorise l’innovation sociale et la diversification des filières. Il faut investir dans des secteurs comme la culture, la médiation, l’événementiel, la communication, alors qu’aujourd’hui nous sommes surtout présents dans le BTP, les espaces verts et les services à la personne. Les aides de l’État vont aussi nous permettre de mieux mailler le territoire, en particulier la Seine-et-Marne et le Val-d’Oise.

Un gros point d’interrogation subsiste sur le financement de la formation. 2018 a été une année blanche. Nos structures ont dû supporter les coûts à la fois pédagogiques et salariaux. Je crains que ces problèmes ne se répètent en 2019. L’appareil de formation est en pleine effervescence. Nous n’avons pour l’instant aucune visibilité sur les financements.

Côté région, nous avons enregistré la volonté de l’exécutif de faire rentrer l’IAE dans le droit commun des aides aux entreprises. Le Grafie s’est mobilisé pour obtenir une adaptation des règlements de la gamme Up. Après avoir obtenu que le taux d’intervention régional passe de 10 à 20 %, nous voudrions, maintenant qu’il passe à 40 %.

Enfin, en matière d’achats responsables, nous suivrons avec intérêt l’expérimentation lancée par le conseil régional sur quinze marchés. Espérons que celle-ci fasse croître le nombre de structures IAE bénéficiaires des achats de la Région Ile-de-France.

Mario Seeboth, président du Grafie.

 

Actus

Conférence régionale ESS, côté région

20 février 2019

Devant quelque 200 participants, la présidente et le préfet de la région Île-de-France ont ouvert, le 11 (...) + d’infos...

Conférence régionale ESS, côté État

15 février 2019

L’intervention du préfet de région, venu en personne ouvrir la conférence ESS du 11 février, a réjoui (...) + d’infos...

Conférence régionale ESS, côté CRESS

12 février 2019

Comme le prévoit la loi ESS de 2014, la conférence régionale éponyme doit être organisée par l’État (...) + d’infos...

La Cour des comptes et l’IAE

25 janvier 2019

La Cour des comptes a publié en janvier un rapport sur « l’insertion des chômeurs par l’activité éc (...) + d’infos...

 

Agenda

L'agenda des achats socialement responsables

06 mars 2019

Les dates à retenir. + d’infos...

FOCUS SUR

FOCUS SUR

Clauses d’insertion sur le chantier Éole

Le prolongement ouest de la ligne de RER E, Éole, est un énorme chantier de plus de 3 milliards d’euros. Les opportunités d’emploi pour les publics défavorisés sont à la mesure des enveloppes financières en jeu. SNCF réseau, le maître d’ouvrage, s’appuie notamment sur les facilitateurs des départements traversés pour que les entreprises de BTP choisies emploient des salariés en insertion sur leurs chantiers.

C’est le cas pour la rénovation de la gare d’Aubergenville-Elisabethville, dans les Yvelines, devant être adaptée pour accueillir les futures rames de RER en 2024. Activity, l’agence qui coordonne les facilitateurs du département, a déployé tous ses efforts pour permettre à une petite entreprise d’insertion de Chanteloup-les-Vignes, Bativie, d’accéder à une modeste part de ce chantier pharaonique.

Il a fallu de longues heures de discussion menées par la facilitatrice Alexandra Baller avec les nombreux services concernés pour déboucher sur une sous-traitance. C’est ainsi que l’entreprise de BTP SBM a finalement accepté de sous-traiter à Bativie quelque 7% de son marché, soit le lot peinture sur le garage de rames de la gare. Cela représente plus de 600 h de travail.

Sans doute peu convaincu par le dispositif des clauses d’insertion, le chef d’entreprise a accepté cette modalité de sous-traitance, et de formation, pour répondre aux exigences du maître d’ouvrage. Cette relation triangulaire est bien sûr la caractéristique de la mission des facilitateurs qui savent qu’un marché public associant une SIAE est le fruit d’un long travail préalable, notamment pour faire tomber les préjugés.

SBM a sans doute été surpris aussi par la persévérance de Corinne Antonni, la directrice de Bativie, qui a négocié durement sur le métré de peinture, sous-évalué au départ par la société de BTP. « Nous sommes dans l’insertion, certes, mais aussi dans l’économique ! Au bout du compte, nous avons réussi à nous entendre sur des prix tout-à-fait corrects », explique-t-elle.

Alexandra Baller, elle, est déjà sur d’autres fronts, comme la diversification des métiers ouverts à l’IAE, pour pouvoir offrir plus d’opportunités aux femmes.

Ardie /