Dans un premier temps, pouvez-vous me présenter vos structures ?
Mme Croizet - la Régie de quartier de Tremblay en France (RQTF) existe depuis 1993. Elle comprend une entreprise d’insertion et un chantier école, qui accueillent 60 à 70 salariés en insertion par an. Ils effectuent des travaux de bâtiment confiés par la municipalité de Tremblay et des bailleurs sociaux (rénovation d’appartements, entretien de parties communes et d’espaces verts, etc.). Ainsi, nous avons participé à la rénovation de la Mission locale et à l’aménagement de la Maison des associations de Tremblay. D’autre part, elle est également station pilote pour l’encadrement de personnes en TIG (travaux d’intérêt général), et organise des jardins partagés avec les habitants des quartiers où elle intervient. L’ensemble de ces missions a pour finalité de renforcer le lien social et d’assurer un rôle d’animation dans le tissu urbain, et d’insertion professionnelle pour les publics accueillis.
M. Dumas – La Fondation a été créée en 2007 par l’entreprise Placoplâtre, qui la finance et l’héberge. L’idée initiale de l’entreprise est de mettre en valeur sa dimension citoyenne en participant à la vie de la cité, par l’aide aux associations locales. Ceci passe par deux axes. Le premier consiste à agir pour un développement responsable en aidant financièrement des associations culturelles, environnementales ou sportives. Le second concerne l’accompagnement de l’insertion professionnelle des jeunes, via une information / découverte des métiers du plâtre. C’est sur cette seconde dimension que prend appui la coopération avec la RQTF, depuis 2008.
Ce qui veut dire, concrètement ?
M. Dumas - Le métier de plaquiste est un métier du bâtiment en tension, qui a besoin de recruter, et de former. La Fondation s’est engagée dans un partenariat avec la RQTF, en organisant spécifiquement pour les salariés en insertion une journée d’information et de découverte pratique des métiers du plâtre et de la fonction de plaquiste, en lien avec le Centre de formation de Vaujours, qui assure la qualification en alternance des plaquistes. Autre aspect, très concret, du partenariat : l’outillage déclassé, qui n’est plus commercialisé, tout en étant encore parfaitement utilisable, est offert à la régie de quartier.
Mme Croizet – le chantier école compte 12 postes en CAE (Contrat d’accompagnement vers l’emploi), pour des jeunes et des adultes, intéressés par une orientation vers le secteur du bâtiment. Les salariés ont la possibilité de préparer, avec l’AFPA, un titre "d’Agent d’entretien du bâtiment second œuvre". Ils bénéficient aussi d’une remise à niveau, via le GRETA, travaillent sur leur projet professionnel et sur le volet des savoir-être indispensables à l’intégration dans l’entreprise, en s’appuyant sur des mises en situation théâtralisées. La sensibilisation au métier de plaquiste, conduite avec Placoplatre, s’inscrit bien sûr dans cette perspective d’insertion professionnelle.
Quels sont les développements possibles pour ce partenariat ?
M. Dumas – L’organisation d’une visite du site de production Placoplatre de Vaujours, voisin du Centre de formation et de la Fondation.
Mme Croizet – Et une information en direction des entrepreneurs, afin de les sensibiliser au fait que leur intérêt, à savoir recruter et former des plaquistes,rejoigne le nôtre : aider des jeunes et des adultes à s’insérer dans une voie professionnelle porteuse.
Propos recueillis par Anne Meyer



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